Jour 312
La coupe du salut
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« J'élèverai la coupe des délivrances, et j'invoquerai le nom de Yahweh. » (Psaume 116:13) La coupe, un récipient qui contient quelque chose ensemble, mais au sens figuré, une portion de quelque chose. Une portion de salut ; pourquoi seulement une portion ?
Qu'est-ce que ce salut ? En hébreu, c'est la délivrance, la santé, le secours, le salut sauveur, le bien-être et la prospérité. L'idée grecque du salut indique la même chose : bien-être, prospérité, délivrance, préservation et sécurité. Le mot rédemption est notablement absent. Pourtant, cette coupe du salut est si souvent mal comprise, et son vrai sens si librement interchangé avec la rédemption.
La rédemption, cependant, peint un tableau très différent dans les deux langues. La rédemption indique la libération obtenue par le paiement d'une rançon. Tu ne peux rien y faire par tes propres efforts, désirs ou capacités. Un tableau bien différent, en effet, de la déclaration : « J'élèverai la coupe des délivrances. »
Cette confusion négligente du langage soutient une doctrine fragile (un sable meuble), qui mène inévitablement à une crise d'identité chez ceux qui la pratiquent. Comment une doctrine fragile cause-t-elle des problèmes d'identité ? Regardons ce qui est affirmé et comment l'erreur ébranle le terrain sablonneux sur lequel tu as bâti tes espérances. Cette instabilité fragmente l'esprit qui ne peut concilier la certitude que le prix de la rédemption a été payé une fois pour toutes, avec l'insécurité causée par des circonstances extérieures sans cesse changeantes qui semblent exiger un sacrifice continu.
Tu l'as entendu dire ; tu l'as dit toi-même : « Oh, j'ai été sauvé le… », ou « Quand as-tu été sauvé ? » Cette doctrine fragile suggère que tu es déjà « sauvé », mais cela se retrouve alors contredit de manière impossible par des passages comme : « Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. » (Philippiens 2:12) Bien-aimé, une maison (la totalité des pensées) divisée ne peut subsister (Marc 3:25). Une maison divisée a des problèmes d'identité.
Voici un autre carrefour dans ta maturité spirituelle. Le « quoi et quand » du salut est si pertinent pour ta stabilité mentale et ta force spirituelle. Pas de grâce grasse et complaisante, mais une conviction ardente.
La coupe est la capacité intellectuelle de recevoir et de déchiffrer la sagesse spirituelle dans ta conscience ; la part d'intuition surnaturelle placée dans tes pensées, une portion sans cesse croissante. Mais souviens-toi qu'elle croît à partir du désir ardent qu'on en a. « Je suis sauvé » n'est pas ce désir ardent, bien-aimé. « Je suis racheté et je travaille à mon salut avec crainte et tremblement » l'est !
Envisage de poser cette question à la prochaine personne qui te dira être sauvée : « Si tu es sauvé, cela veut dire que ta portion est pleine, que tu as atteint l'absence de péché, n'est-ce pas ? » C'est exactement cela le salut ; c'est un esprit qui ne pèche plus ! Un esprit sauvé, un esprit parfait, un esprit saint, la coupe pleine du salut ! Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. (Matthieu 24:13)
© Série de méditations Suffer Well