Jour 344
Ces choses "mineures"
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Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise [un langage souillé ou polluant, ni un mot mauvais, ni un discours malsain ou sans valeur], mais, s'il y en a une bonne, que ce soit celle qui est propre à l'édification [le progrès spirituel] d'autrui, et qui soit convenable pour le besoin et l'occasion, afin qu'elle communique la grâce [la faveur de Yahweh] à ceux qui l'entendent. (Éphésiens 4:29)
Mauvaise, comme dans « parole mauvaise », est ici un qualificatif (un adjectif) décrivant la chose, comme le « type » de langage ou de discours. Ce sont des paroles sales, souillées, méchantes, pourries, inutiles, impropres, de mauvaise qualité, putrides et sans valeur. Et oui, c'est certainement une représentation exacte de ce commandement.
Mais adoptons une perspective légèrement différente, et au lieu de qualifier la chose, « la communication », parlons de l'action de ce qui se passe. Nous nous souvenons de Jacques 2:18, où l'on nous enseigne que le pouvoir n'est pas simplement dans le fait de décrire la foi, mais dans l'action, dans le fait de la mettre en pratique. La perspective hébraïque se trouve toujours dans l'action.
« Écoute, Israël ! Yahweh, notre Puissant, est le seul Yahweh. Tu aimeras Yahweh ton Puissant de tout ton cœur [esprit, volonté, intentions, émotions], et de toute ta force. » (Deutéronome 6:4-5) Le mot hébreu pour « écouter » signifie entendre et obéir, entendre les paroles et ensuite se montrer obéissant envers elles. C'est dans l'action que se trouve le pouvoir !
Prenons donc un autre regard sur l'idée de « mauvaise », cette fois dans une perspective hébraïque de l'action. Où est le pouvoir dans les paroles mauvaises, au-delà de la simple description savoureuse de ce qu'elles sont ? Ces paroles ne sont pas simplement souillées et inutiles ; elles possèdent un pouvoir qui déclenche la décomposition, la pourriture, la putréfaction, le dépérissement, la fonte, l'effritement, et la dissolution ; elles provoquent une chute. Ce n'est pas simplement que ces paroles de mauvaise qualité émanent des lèvres ; c'est qu'elles créent la mort !
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue, et celui qui l'aime en mangera les fruits [soit la mort, soit la vie]. (Proverbes 18:21)
Encore une fois, nous nous souvenons de Jacques. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! La langue aussi est un feu ; c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne… C'est un mal qu'on ne peut réprimer ; elle est pleine d'un venin mortel. (Jacques 3:5-6, 8)
Des paroles mauvaises ont causé la chute ! « Le Très-Haut a-t-Il vraiment dit de ne pas en manger ? Vous ne mourrez point ! La femme que Tu m'as donnée ! Le serpent m'a trompé ! » (Genèse 3:1, 4, 12, 13)
L'Adam en nous sait qu'il ne faut qu'une seule pensée mauvaise pour que toute la cascade commence. Des pensées déchues sont suivies de paroles déchues, qui précèdent des actes déchus. Elles déclenchent la décomposition, la pourriture, la putréfaction, le dépérissement, la fonte, l'effritement, et la dissolution de tout ce qui les entoure. Les paroles mauvaises déclenchent une avalanche de destruction. Ce que l'esprit pense, la langue le professe, et le monde physique lui obéit.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue, et celui qui l'aime en mangera les fruits [soit la mort, soit la vie]. C'est un modèle sans fin qui doit être compris et traité.
Avec l'acceptation de ce standard saint vient la réalité inexcusable qu'il n'y a pas de pensées oisives, pas de paroles mineures, et pas de déclarations insignifiantes. C'est seulement le « moi » corrompu qui te permet de penser que les pensées et les paroles sont des choses mineures. « Si je ne tue pas et ne commets pas d'adultère, je suis bon. » Pourtant, si tu hais ton frère dans ton cœur (ton esprit), ou si tu le traites d'insensé, tu l'as déjà tué. Si tu déshabilles cette femme du regard, ou si tu tiens des propos concupiscents, tu as déjà commis l'adultère dans ton cœur (Matthieu 5:21-30).
Il n'y a pas de pensées oisives, de paroles mineures, ou de déclarations insignifiantes. Un grand prix a été payé pour sauver ton esprit. Il n'y a rien de pire que de minimiser ce que ce sacrifice a signifié pour Yahweh. Te donner la liberté d'avoir une langue négligente, c'est comme fouler aux pieds Son Fils et tenir pour vulgaire Son sang versé (Hébreux 10:29). Il vaudrait mieux que tu ne sois pas né, plutôt que de vivre comme si tes pensées et tes paroles ne comptaient pas pour Lui.
L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche du Très-Haut. (Matthieu 4:4) Tes paroles, comme les Siennes, ont le pouvoir de la vie et de la mort. Pourquoi ne pas choisir la vie ?
Ézéchiel prophétisa aux ossements desséchés : « Écoutez la parole de Yahweh ! » Et ils vécurent, et se tinrent debout sur leurs pieds, une armée nombreuse, très nombreuse (Ézéchiel 37:4-10).
Chaque pensée compte, bien-aimé, et maintenant il devrait être évident que chaque parole qui émane de ces pensées compte aussi, chaque parole. Alors, pense la vie, puis parle la vie !
© Série de méditations Suffer Well